Vous vous demandez parfois comment certaines innovations sont créées ? Comment est-ce que cette entreprise a eu cette idée ? La réponse à vos questions est le design thinking.

Qu’est-ce que le design thinking ? D’où vient cette méthode de plus en plus appréciée par les grandes et petites entreprises du numérique ? En quoi consiste le design thinking ? Quels en sont les principes et les avantages ? Cet article vous donne les réponses à toutes vos questions.

DÉFINITION DU DESIGN THINKING

Le terme « design » n’a pas la même signification dans la langue française et anglo-saxonne.

⦁ En français, le design correspond au style et à l’esthétisme.
⦁ En anglais il correspond à la résolution de problèmes réels.

Il faut que vous teniez compte de la définition anglo-saxonne lorsque vous parlez de design thinking.

C’est une approche de l’innovation et du management. Cette méthode associe la pensée analytique et la pensée intuitive.

Le design thinking a pour objectif de résoudre des problèmes sociétaux et économiques. Comment ? En associant la collaboration et la créativité pour transformer des idées et des projets en prototypes et actions réelles.

Cette méthode s’axe sur l’utilisateur et l’humain. Elle se sert de plusieurs procédés :

⦁ Empathie
⦁ Créativité
⦁ Co-création
⦁ Itération
⦁ Droit à l’erreur

Le design thinking peut être très puissant, retrouvez un article à ce sujet sur ce site.

LES ORIGINES DU DESIGN THINKING

Année 1950 : Alex Osborn, publicitaire américain met au point la technique de brainstorming. C’est une technique de résolution créative et collective de problème. Cette méthode permet de sensibiliser le monde de l’entreprise à la pensée créative.

Année 1960 : Création d’un programme centré sur l’humain, le product design, à l’université de Stanford aux États-Unis.

1987 : Publication de l’ouvrage « Design thinking » aux presses du MIT par Peter Rowe.

1991 : Fondation de l’agence de design IDEO à Palo Alto par David Kelly. L’objectif de cette agence est de résoudre des problèmes avec la méthode de “design thinking”.

1999 : Création d’un nouveau caddie de supermarché en 5 jours en appliquant les méthodes de design technique.

2000 : Cours et conférences sur le design thinking à travers le monde.

2012 : Création de trois écoles de design thinking à Paris, Pékin et Tokyo.

LE PRINCIPE DU DESIGN THINKING



Cette méthode s’organise autour de trois thèmes précis : la co-création, l’erreur et l’empathie.

La co-création représente le socle de cette méthode :

⦁ Collaboration de différents profils pour résoudre un même problème.
⦁ Création d’une intelligence collective dotée d’atouts opposés.

Le droit à l’erreur est une notion essentielle à cette méthode :

⦁ Elle est indispensable au processus d’innovation.
⦁ L’erreur participe à la découverte de la solution.

L’empathie représente le troisième principe indissociable au bon fonctionnement d’un projet de design thinking :

⦁ L’humain est au centre du débat à chaque étape du processus pour comprendre ses problèmes.
⦁ Mise en place de solutions adaptées à son problème.

LES ÉTAPES DU DESIGN THINKING


Il existe plusieurs approches à cette méthode. Elles se différencient par leur nombre d’étapes. La méthode initiale est créée par Rolf Faste dans les années 1980 :

Définir : identifier le problème et le projet pouvant le régler
Recherche : réunir l’ensemble de l’équipe et définir la problématique
Imaginer : phase de brainstorming
Prototyper : élaboration des premiers prototypes et schémas
Sélectionner : proposer aux participants de sélectionner la meilleure idée parmi celles proposées
Implémenter : concrétisation du projet en prenant en compte les ressources financières et humaines
Apprendre : Présentation du projet au client et modification en fonction de son avis

Quelques années plus tard, Jeremy Gutsche se réapproprie la méthode en la réduisant à cinq étapes : définir, imaginer, synthétiser, prototyper et tester.

La D.school de Stanford la modifie également en conservant les cinq étapes mais avec des thématiques différentes : l’empathie, la définition, l’idéation, les prototypes et les tests.

De la même manière, le Nielsen Norman Group propose une nouvelle approche. Cette approche se base sur la définition initiale du design thinking. Elle comprend six étapes : l’empathie, la définition, l’idéation, les prototypes, les tests et l’implémentation.

Enfin, c’est à Tim Brown que l’on doit la dernière approche réduite cette fois à trois grandes étapes : l’inspiration, l’imagination et l’implémentation.

LES OUTILS DU DESIGN THINKING

Cette approche est visuelle. En effet, le dessin est l’outil idéal pour le partage de la créativité, l’échange et la visualisation d’une idée. Vous retrouverez tout ce qui peut permettre aux équipes de partager leur créativité et de donner vie à leurs idées :

⦁ Des post-it
⦁ Des cartes
⦁ Des fresques
⦁ Des tableaux

Cependant, en plus de ces outils créatifs, les équipes ont également des guides d’entretiens et des parcours utilisateurs. Ils ont aussi des outils leur permettant de collecter les avis des utilisateurs.

LES AVANTAGES DU DESIGN THINKING

L’application de cette méthode de travail présente deux avantages :

⦁ La création d’une cohésion inter-services → travail et compétences valorisées
⦁ L’installation d’une culture de travail créatif → test et innovation

Les GAFA utilisent souvent cette méthode pour être en constante évolution. Cela permet de répondre aux besoins des consommateurs. Avec cette méthode, les GAFA ont toujours une longueur d’avance face à la concurrence.

En conclusion, cette méthode existe depuis de nombreuses années. Elle a connu de nombreuses évolutions. Cependant l’objectif reste toujours le même : répondre par tous les moyens à des problématiques économiques ou sociétales et offrir aux consommateurs la solution à leurs problèmes.

Si vous voulez en savoir plus sur le design thinking, n’hésitez pas à consulter ce site.

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