Qu’est-ce que le growth hacking ? Quelle est cette technique que tous les marketeurs veulent mettre en place ? Comment s’en servir ? Quels moyens utilisés ? Quel est l’objectif ? Cet article vous apporte les réponses à toutes vos questions sur le sujet.

Définition du growth hacking

Le Growth Hacking est un ensemble de techniques dont l’objectif est la croissance rapide d’un service ou d’un produit. Pour comprendre le growth hacking il faut retenir deux notions :

⦁ La croissance rapide
⦁ L’utilisation de n’importe quel moyen pour atteindre cette croissance

La stratégie de growth hacking d’AirBnb est un cas d’école qui explique parfaitement le concept. AirBnb s’est servi de Craigslist (le bon coin américain) pour développer sa base d’utilisateurs en « hackant » le site craiglist. À chaque fois qu’un utilisateur publiait une offre sur AirBnb elle était automatiquement publiée sur CraigList.

Comprendre le growth hacking en vidéo ? C’est par ici

Le growth hacking, une histoire de start-up !

Ce concept est né au début des années 2010 dans la Silicon Valley aux Etats-Unis. C’est en cherchant un remplaçant pour son poste chez Dropbox que Sean Ellis a inventé le terme Growth Hacker. Aucun intitulé de poste ne correspondait à son travail. Il a donc inventé un mot pour définir ses missions.

Le growth hacking est un concept créé pour les start-up technologiques. L’objectif des growth hackers est le suivant : augmenter le plus rapidement possible une base d’utilisateurs. Vous devez probablement vous posez la question sur l’association de ce concept aux start-up. La réponse est simple, c’est à cause du budget et du fonctionnement des start-up :

⦁ Le budget d’une start-up, en général, est restreint. Contrairement aux grandes entreprises, une start-up n’a pas les moyens de créer des campagnes publicitaires ou marketing. Le growth hacker permet ainsi à la start-up de gagner en visibilité à moindre coût.

⦁ À ses débuts une start-up a comme principal objectif la fidélisation de ses utilisateurs avant de monétiser cette fidélité. Sans une base d’utilisateurs solide une start-up ne peut pas, contrairement à une entreprise, monétiser son service.

C’est le cas de Youtube et de sa stratégie de growth hacking. Les créateurs ont eu l’idée de proposer à leurs utilisateurs de poster leurs vidéos sur leurs blogs ou site web en utilisant la fonction embed. C’est grâce à cette stratégie que Youtube s’est fait connaître aussi rapidement et a gagné des millions d’utilisateurs.

Les missions d’un growth hacker

Le growth hacker est en général un autodidacte.

Il n’y a pas de formations spécifiques au métier de growth hacker. Il doit cependant posséder un certain nombre de compétences :

⦁ SEO
⦁ Culture web
⦁ Social marketing
⦁ Psychologie sociale
⦁ Analyse des data
⦁ Statistiques
⦁ A/B testing
⦁ Emailing
⦁ Développement

Un growth hacker doit être créatif, non conformiste et empathique. Il doit pouvoir se remettre en question et constamment évoluer dans ses pratiques et dans la gestion de son activité. Ce métier est un métier d’expérimentation. Test et analyse sont les mots d’ordre du growth hacker.

Pour plus d’inspiration et de conseil voici 15 growth hackers à suivre.

La matrice AARRR : la base du growth hacking

La matrice AARRR créée par Dave McClure décrit le fonctionnement d’une start-up technologique. En général, un growth hacker met en place sa stratégie à partir d’un schéma de la matrice AARRR :

⦁ Acquisition
⦁ Activation
⦁ Rétention
⦁ Referral
⦁ Revenu

Cette matrice représente les étapes que doit respecter un growth hacker pour atteindre ses objectifs. Elle représente le tunnel de conversion des prospects.


Acquisition :

Cette première étape permet au growth hacker d’attirer des potentiels utilisateurs grâce à différents outils. Il se sert de différents canaux : SEO, SEA, réseaux sociaux …

Cette étape vise l’acquisition du trafic. Il faut faire en sorte d’attirer l’internaute à travers une offre alléchante et compréhensible. L’usage des landing page est nécessaire à cette étape.

Activation

Grâce à la première étape, les internautes atterrissent sur une landing page. Cette deuxième étape consiste à faire adhérer l’internaute à la proposition de service. Il faut rendre l’offre irrésistible aux yeux de l’internaute pour que la deuxième étape fonctionne.

L’activation consiste à transformer l’internaute qui est encore un prospect en un utilisateur. Le growth hacker se sert à cette étape de différents outils : inscription à une newsletter, flux RSS …

Rétention

A cette étape, les internautes sont des utilisateurs. Mais il faut faire en sorte qu’ils se servent du service en devenant actif. Le growth hacker a plusieurs options :

⦁ Mise à jour
⦁ Proposition de nouvelles fonctionnalités
⦁ Evénements
⦁ Bons de réduction
⦁ Programme de fidélité

Referral

Les utilisateurs sont devenus actifs, il faut maintenant qu’ils partagent votre service. C’est en rendant des utilisateurs ambassadeurs de votre marque qu’elle a plus de chances de croître. Plusieurs options s’offrent au growth hacker :

⦁ Offre de parrainage
⦁ Code promotionnel
⦁ Jeux-concours

C’est à cette étape que la créativité du growth hacker est utile, tous les moyens sont bons pour rendre les utilisateurs ambassadeurs de la marque. Il faut faire en sorte qu’ils en parlent de manière positive.

Revenus

La dernière étape représente l’étape de la monétisation. Les utilisateurs deviennent des clients et dépensent de l’argent pour le service que propose la start-up.
La dernière étape est celle que vise le growth hacker depuis le début de la mise en place de son parcours.

Le growth hacking est un métier de patience et de volonté. Les quatre premières étapes peuvent être longues mais elles sont nécessaires. La validation de chaque étape est primordiale pour que la stratégie fonctionne durablement.

Retrouvez les techniques efficaces du growth hacking sur le site maddyness.com.Pour en savoir plus, découvrez les différents services que propose notre agence. Vous pouvez également nous contacter en cliquant sur le bouton contactez-nous.